Quand l’art efface les frontières

Par Aïda BOUAZZA

L’espace Rivages de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger inaugure les expositions de l’année en accueillant cette fois-ci, Adil Haouata. Peintre, dessinateur et graphiste, l’artiste né au Maroc et installé en Belgique, présente une série d’œuvres récentes à travers l’exposition «L’au-delà» qui se poursuit jusqu’au 31 janvier.

«Je travaille sur la frontière tracée (militaire), naturelle (mer, terre…) et imaginaire qui englobe les aspects linguistiques, économiques, religieux… Cette frontière imaginaire est pour moi la source de tous les problèmes que l’on vit actuellement», précise Adil Haouata. A travers son art, hormis la limite que lui impose la toile, le peintre imagine un monde meilleur voire utopique où il s’accorde le droit d’estomper et même d’effacer ces frontières. Un message de paix qu’il tient à semer dans chacune de ses œuvres. «Tout ce que l’on a vécu, tout ce que l’on vit et tout ce que l’on vivra, n’est qu’une récolte pour l’au-delà», explique l’artiste quant au choix du titre de l’exposition.

Dans cette série d’œuvres réalisées dans son atelier en Belgique, Adil Haouata a produit des toiles diversifiées, tant au niveau des formats qu’au niveau des formes. Une façon pour lui «de prouver qu’il est possible de former une unité en dépit des différences». Le peintre communique à travers un art abstrait avec  son observateur, laissant chacun y percevoir ce qu’il veut.

En effet, chaque toile, réalisée à l’aide d’une technique de superposition de couches, dans laquelle il intègre différents matériaux, offre différents degrés de lecture. Les brûlures  sont aussi récurrentes dans le travail de l’artiste. Cependant, une série d’œuvres petits formats sortent du lot, laissant transparaître une certaine fragilité. Celles-ci, présentées dans des cadres, ont été réalisées minutieusement à base de collage et d’encre bio.

Né à Casablanca en 1978, Adil Haouata vit et travaille en Belgique où il a fondé  l’association «More creation». Après un baccalauréat en arts plastiques, il intègre l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Casablanca avant de poursuivre son cursus à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Ce passionné d’art à participé à plusieurs expositions collectives et individuelles en Belgique, en France, au Maroc (récemment à la galerie Nadar à Casablanca) ainsi qu’au Qatar.

Source :  www.leconomiste.com

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