Festival Gnaoua et Musiques du Monde, 20 ans d’une subtile alchimie musicale

“20 ans, c’est un long chemin”, a déclaré Neila Tazi, productrice du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, à l’occasion de la conférence de presse présentant la 20ème édition de cet événement incontournable de l’agenda musical mondial. Accompagnée de Driss Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et partenaire du Forum, de Karim Ziad, directeur artistique, d’Abdeslam Alikkane, directeur artistique et président de l’association Yerma Gnaoua, c’est au sein d’un grand hôtel casablancais qu’elle a « commencé la célébration des 20 ans du festival », devant un parterre de partenaires et de journalistes, venus nombreux.

Il régnait ainsi une atmosphère particulière dans la salle, notamment après la diffusion d’une vidéo rétrospective des 20 ans du festival, mêlant images marquantes, moments musicaux inoubliables, et témoignages d’artistes profondément touchés par l’âme si particulière du festival Gnaoua et Musiques du Monde. Et si ces 20 ans ont été pour les organisateurs la répétition annuelle d’un véritable chemin de croix pour arriver à trouver financements et sponsors, afin de préserver la gratuité de l’événement, ils peuvent être fiers d’avoir surmonté des défis que beaucoup auraient imaginés irréalisables lors de leurs débuts : monter un vrai projet culturel pour protéger une tradition musicale minoritaire, remettre cette tradition en lumière grâce à des fusions avec des grands artistes internationaux qui en deviennent les ambassadeurs, imposer le festival comme l’un des grands rendez-vous de l’agenda musical mondial, contribuer à la renaissance de la ville hôte, le tout en conservant une total ouverture au public. Les Maâlems, grands artisans de ce succès, en sont aussi la première preuve : anciennement au ban de la société, considérés comme de simples mendiants, ils sont maintenant reconnus au plus haut niveau, et remplissent les plus grandes salles françaises et américaines.

M. Yazami, qui a rejoint l’aventure il y a 6 ans à travers le Forum des droits de l’homme, juge le festival « essentiel, pour son approche de réappropriation du patrimoine tagnaouite, pour son métissage et son ouverture, et enfin pour son public ». « Il fait le lien entre universel et particulier », a-t-il ajouté.

Lire la Suite sur : www.lnt.ma

Related Post

thumbnail
hover

Deux Mégarama prochainement sur Rabat et...

Bonne nouvelle pour les cinéphiles de Rabat et Agadir. L’entreprise, dirigée par l’homme d’affaires français Jean-Pierre Lemoine, e...

thumbnail
hover

Festival Gnaoua & Musiques du monde...

Le Festival Gnaoua et Musiques du monde qui a célébré cette année en grande pompe ses 20 ans, a accueilli plus de 300.000 spectateurs qu...

thumbnail
hover

Baccalauréat 2017 : Plus de 325.000...

Un total de 325.191 candidats, dont 51% de garçons et 49% de filles, passent, mardi, les examens du baccalauréat au titre de la session or...

Leave us a comment

logged inYou must be to post a comment.