La CDG restructure ses immobilières

«L’immobilier est une activité cyclique incluant des cycles plus longs, ce qui implique une rentabilité différée. Nous ne sommes plus dans l’euphorie de 2008. Il y a moins d’engouement», confie Abdellatif Zaghnoun, DG de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Et d’ajouter: «Il y a des entreprises qui ont été obligées de céder des actifs, ce qui n’est pas le cas pour la CGI».

Un aveu clair et une confirmation de la crise que vit le secteur de l’immobilier que ni les promoteurs, ni la fédération de l’immobilier (FNPI), ni le ministère de l’Habitat ne veulent admettre. C’est dire que tout le monde s’est donné le mot pour cacher une réalité aussi visible que le soleil. Invité au Club de L’Economiste, Zaghnoun a affirmé que l’une des priorités du plan stratégique est la restructuration de ses deux filiales (cf. notre édition du 22 juin 2017) pour les rendre plus performantes.

La CGI, qui a été au cœur d’une affaire ayant défrayé la chronique en 2014 (Madinat Badis à Al Hoceïma), veut redorer son blason. Le management de la CDG a affirmé qu’un plan de restructuration est en cours de finalisation pour cette filiale immobilière dont l’endettement est de 5,3 milliards de DH et le stock d’invendus estimé à 400 millions de DH. Par ailleurs, le nombre d’unités en cours de commercialisation est de l’ordre de 1.400 dont près de 900 unités sont toujours en travaux ou en cours de livraison, précise le management de la CGI.

Le portefeuille de projets développés par l’entreprise immobilière, depuis 2010, totalise près de 5.373 unités, dont plus de 4.330 unités livrées et près de 1.000 unités en travaux. Ces projets sont localisés sur l’axe Casa-El Jadida (65%), à Rabat et régions (15 %), le Sud (15 %) et l’Oriental et le Nord (5%). Concernant les projets futurs, la CGI envisage le lancement de nouveaux projets à Mdiq-Fnideq, Al Hoceïma, Rabat-Kénitra-Salé-Témara, Casablanca-Dar Bouazza, El Jadida, Marrakech ou encore Agadir.

Dans un contexte de fortes méventes, un marché caractérisé par l’abondance de l’offre actuelle, Dyar Al Mansour, filiale de la CDG, opérant dans le secteur du logement social et économique, est également concernée par le plan de restructuration, au même titre que la CGI. Abdellatif Zaghnoun a insisté sur la priorité d’améliorer les modes d’intervention et écouler le stock d’invendus, dans de meilleurs délais et en respect des budgets prévisionnels. Près de 500 unités, situées, entre autres, à Al Aroui à Nador et à Ouarzazate, restent invendues par ce promoteur.

A ce jour, Dyar Al Mansour a produit près de 20.000 unités réparties sur 11 projets couvrant l’ensemble du Royaume. Ce promoteur gère de nouveaux projets totalisant 7.040 logements, dont les chantiers viennent d’être lancés ou sont en cours de lancement. Par ailleurs, Dyar Al Mansour compte poursuivre le développement des tranches futures de Menzeh Skhirat, les Jardins de Ain Atiq, Jnane Agadir et Al Mansour Zenata. Et ce, «en fonction de l’écoulement et de la profondeur du marché», nuance le management.

Ces réalisations, in fine, restent loin des objectifs fixés, au départ, visant à construire 100.000 logements à l’horizon 2020, et à atteindre une part de marché de 15%.

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