Le caftan brodé par les ethnies du monde

Pas de parité. Les 16 stylistes de ce 22e numéro de Caftan sont toutes des femmes. Sélectionnées parmi les 250 candidatures reçues, elles sont 3 à représenter les jeunes talents. Toutes se sont inspirées des tribus qui ont fait l’histoire. Les ethnies ont été le coeur de ces 5 mois de travail nécessaires à un tel spectacle. Une armée de plus de 150 personnes a porté cette machine devenue label.

Sur la scène du Palmeraie Resorts, les 30 mannequins ont présenté les 16 collections pour lesquelles les stylistes sont allées fouiller dans les broderies népalaise, russe ou mongole. Dans les motifs, couleurs et accessoires traditionnels de tous les continents. Puisqu’on ne change pas une équipe qui gagne, Hamid Daoussi signe cette nouvelle bande son, qui a eu le même thème imposé.

«Dès que l’on m’a donné le fil rouge de cette édition, j’ai commencé à rêver» avoue-t-il. En partant du Maroc, il est allé explorer les styles et diversités du reste du monde, de la musique russe à celle de Hawaï. Même habituée de l’événement, Malika Zaidi s’occupe de la direction artistique pour la 6e fois.

Ses tableaux et ses danseurs participent chaque année à la réussite de la soirée. Elle est allée apprendre les pas de la danse du serpent et de celle des abeilles de la fête des roses auprès de ceux qui les pratiquent. Pour les costumes, gros chantier également.

«Tout a été réalisé à Marrakech. Les costumes viking par exemple ont été faits par un artisan couturier de la médina. Son travail est extraordinaire», raconte la chorégraphe. Celle qui ne voulait pas faire «Bollywood», comme elle le dit, pour les tenues indiennes, a une nouvelle fois réussi à magnifier le défilé couture. Des invités comme l’artiste internationale Asmae Lmnawar, qui a ouvert et fermé la soirée, alors que Zouhair Bahaoui, le Justin Bieber marocain, et l’artiste algérien Mok Saib représentaient la jeune scène.

Les tribus, leur culture, leurs traditions et aspirations, leurs langues et modes de vie, continuent de fasciner. Peut-être en raison de l’émotion qu’elles inspirent. Toujours de l’émotion avec les enfants de SOS Villages à Aït Ourir, invités, quelques heures avant le spectacle, à visiter les coulisses, assister aux répétitions et approcher les artistes.

Ce centre, soutenu par Caftan depuis 5 ans, accueille les enfants que les parents ne peuvent pas prendre en charge. Son directeur, Abdelmounaim Abouali, profite de cette lumière pour rappeler que «plus de 60.000 enfants vivent dans les institutions au Maroc. J’appelle tous les citoyens à nous soutenir, nous en avons besoin». Une bonne cause, un show en chants, danses et musiques, des collections… la patte Caftan.

Source : L’économiste

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