La littérature numérique ou la nouvelle plume digitale du 21ème siècle

Toujours est-il que la question de la production littéraire numérisée demeure un réel sujet de débat aujourd’hui. Les spécialistes, les académiciens ou les professionnelles littéraires discutent avec une grande divergence d’arguments la numérisation de la littérature à la lumière des nouvelles technologies du digital qui s’imposent avec force.

De la même manière que l’influence des technologies imprègne la production littéraire, le public lui aussi, se voit en phase de mutation identifiée sur plusieurs plans.

Un premier plan réceptif, puisque le publicchoisit le support sur lequel il souhaite faire une lecture. La réception ici est celle du contenu à coté du contenant.

Ceci dit le numérique s’introduit très tôt dans le procès de la réception et donne au lecteur/public une multitude d’option relative à la lecture, l’examinassion du contenu ou encore l’accès à créer un «contenu de retour ». Après l’identification d’un contenu littéraire sur un support digital bien définit, on sous entends souvent par cela, un support tactile « écran », un support audio, ou un support interactif via plusieurs choix d’applications numériques.

A cet effet, le support en lui-même offre une accessibilité sans pareil au lecteur, du son, du volume, des dimensions presque réelles, et enfin la possibilité d’interagir avec ce contenu.

Dès lors, le contenu numérique, n’est plus figé comme son précédent classique. Il invite désormais les cinq sens du public lecteur et le plonge dans un monde du virtuel. Ce premier plan est l’aspect de la réception.

En outre, le public lecteur de cette littérature numérique, comprend et interprète ce contenu à travers l’aspect optionnel de celle-ci.

La technicité intervient ici pour justement optimiser l’interaction entre le lecteur et ce même contenu.

Il existe aujourd’hui des plates formes de lecture numérique qui favorise, des options de lecture, d’affichage et de traitement de textes, capables de simplifierl’accès au contenu et de le rendre agréable.

Autrement dit, cette littérature numérique s’invite à une grande panoplie de techniques, d’applications et de programmation informatique, qui assurent une aisance et une fluidité dans la réception, le traitement et l’interaction avec ces textes numérisés.

Loin du concept d’un texte littéraire classique, le lecteur ne fait plus une lecture passive, il s’investit dans la technique et dans les options que proposent le digital. Cette nouvelle orientation numérique va plus loin encore, elle donne la possibilité de créer un contenu « annexe » ou « instantané » face au contenu numérique de base.

Au niveau des sites web, des réseaux sociaux ou encore des blogs, le lecteur peut éventuellement, visualiser un contenu en ligne et de manière directe, commenter, compléter ou encore faire partie de ce contenu uniquement à travers la technicité qu’offre cette plateforme.

La littérature classique ne se démode pas, mais elle se vêtit d’un autre habillage, plus contemporain et plus accessibles surtout.

On parle aujourd’hui d’un modèle numérique de la production littéraire qui complète son précédent classique et qui le valorise.

Puisqu’il existe des textes littéraires et des ouvrages convertis en mode numérique qui ouvre cette accessibilité au public de manière équitable et plus large.

Dans le même sens, plusieurs avis s’opposent. Et ce entre le fait d’appuyer d’avantage la création de la littérature numérique, et le fait de soutenir la littérature classique et défendre son mode figé à fin de conserver son charme.

Jonathan FRANZEN, écrivain américain, romancier et essayiste, auteur du fameux « FREEDOM », avance quant à son point de vue qui défends le livre, l’encre et la plume, je cite :

Il s’inquiète pour la disparition du support papier, symbole d’éternité à son sens.

Ceci dit et à l’inverse de cet avis, plusieurs supporteurs du numérique se sont prononcés autrement.

A cet égard, plusieurs voix se sont levées en France comme dans d’autres pays voisins, pour justifier cet usage du digital qui s’invite au métier de l’écriture littéraire.

La production littéraire numérique devient désormais une pratique en vogue qui, et à la lumière des nouvelles technologies de l’information et de la communication s’impose.

En termes de conclusion nous pouvons dire que la littérature numériquen’est autre que le développement de la littérature classique.

La reprise, la reconversion ou la numérisation des grands classiques du papier ne devrait pas infliger tant de mise en garde au près du public lecteur. Bien au contraire la technologie se doit d’accompagner la littérature à fin d’intéresser les nouvelles générations connectées dans le monde entier. Les nouveaux jeunes du digital, et depuis longtemps désintéressés du papier, expérimente de nouveau à travers justement cette technologie la littérature !

La littérature devra surement préconiser et conserver son aspect classique, mais tout en s’ouvrant sur un outillage d’accessibilité assez large pour intéresser les générations futures.Celui-ci n’es autre que le numérique.

Aujourd’hui accessible sur le web, gratuitement et sans complications de publication.

Source : Le Matin

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