Exposition: Les «toiles dessinées» de Lekleti

Une exposition qui résonne comme un retour aux sources. Mohamed Lekleti, après avoir écumé les galeries internationales, les biennales et autres FIAC, expose ses travaux pour la première fois au Maroc à la Loft Art Gallery, à Casablanca. Né à Taza, l’artiste, installé à Montpellier depuis 1987, est aujourd’hui l’une des références du dessin contemporain en France.

Il est surtout connu pour ses performances dans lesquelles il a développé, depuis une quinzaine d’années, un travail d’œuvres éphémères qui a fait l’objet de commande de ville comme Valence, Sète, Koblenz (la nuit des musées en Allemagne), Carcassonne (en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Carcassonne), Lodève (en collaboration avec le musée Fleury)… Intitulé «La Quête du sans repos», l’évènement bénéficie du soutien de Benoit Decron, conservateur du musée Soulages et conservateur en chef du patrimoine, directeur des musées de Rodez agglomération.

L’artiste y présente des codes, des symboles liés à son histoire, mais plonge le spectateur dans un monde qui dépasse toute définition confinée pour «raconter des trajectoires de vies humaines, évoquer la précarité de l’existence, rendre compte de notre perception du monde», nous dit Catherine Rigollet, directrice de rédaction du magazine L’Agora des arts. Des toiles que Lekleti considère lui-même comme des «dessins peints».

On y découvre, sans aucun décor de fond, des personnages désarticulés, parfois décapités, qui luttent, se démènent, résistent dans des scènes complexes tout en habitant toute la surface de la toile. Une caricature du monde «déformée par notre vécu, notre culture, nos croyances…».

Mohamed Lekleti participe régulièrement aux grands salons d’art contemporain en France et à l’étranger: Art Paris, Drawing now, Marrakech art fair, Slick, Art élysée, Akaa, 1.54, Volta Bâle… Lauréat en 2012 du salon du dessin contemporain «Chic dessin» à Paris, il expose en parallèle au palais des Beaux-Arts de Turin et devient en quelques années une des références du dessin contemporain en France et au Maroc.

En 2013, il investit la forteresse de Salses (monuments nationaux de France) où il questionne la notion de territoire et de frontières. Il est sélectionné pour participer à la Biennale de Marrakech en février 2016 (musée de la Palmeraie) et expose à l’espace d’art «Dominique Bagouet» à Montpellier une série d’œuvres autour du tarot sous le commissariat de Michel Enricci, critique d’art, ancien directeur de la fondation Maeght et administrateur de la fondation Van Gogh à Arles.

Il expose en parallèle au centre d’art «l’Aspirateur» à Narbonne. En 2017, il réalise une œuvre in situ pour la fondation Blachère dans le cadre de l’exposition «Fuir». En 2018, il expose au musée Paul Paléry de Sète et au musée d’art contemporain «Frissiras» à Athènes.

Depuis 2000, ses œuvres ont été exposées dans de nombreuses galeries et lieux d’art contemporain comme Bruxelles, Casablanca, Séoul, Doha, Nashville, Barcelone, Genève, Paris… et sont présentes dans des fondations, musées et collections privées, fondation Kamel Lazaar, fondation Blachère, fondation Al Quatan, musée Frissiras, musée Macaal…

Source : L’Économiste 

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