PSA Maroc : L’usine dans les starting-blocks

C’est le compte à rebours avant le démarrage de l’usine PSA de Kénitra. Les préparatifs vont bon train pour dévoiler un site de production de dernière génération, censé annoncer le grand retour du constructeur français de Peugeot et Citroën en Afrique.

De sources proches du management, Carlos Tavares, président du directoire de PSA, devra faire incessamment le déplacement au Maroc pour inaugurer l’usine. C’est imminent! «La date exacte n’a pas encore été fixée, elle dépend du cabinet royal», précise un journal français, qui cite des sources proches du dossier. Le même protocole que celui de Renault Tanger (en février 2012) sera programmé.

En attendant, l’usine apporte les derniers ajustements et procède encore à des recrutements pour être 100% opérationnelle avant même le démarrage officiel.  «Effectivement, il y a beaucoup d’offres d’emplois et de recrutement en cours», confirme PSA Maroc.

Rien ne filtre encore sur les modèles de véhicules qui sortiront des chaînes de montage. «La production de véhicules n’a pas encore commencé, mais celle de moteurs est en phase de montée en cadence», confie  PSA à un journal français.

Une montée en cadence très rapide

Le premier véhicule devrait être assemblé début juillet, selon la même source. Le site de Kénitra est configuré de façon à produire deux modèles de véhicules de la toute nouvelle plateforme «CMP» du constructeur. Une  plateforme dédiée aux petites voitures telles que la Peugeot 208 de dernière génération (II), dévoilée en avant première au salon de Genève.

«Les véhicules qui seront produits sur le site de Kénitra seront du segment B et C, bâtis sur la même plateforme», se contente de dire Jean-Christophe Quémard, directeur PSA de la Région Moyen-Orient et Afrique.

L’usine a nécessité un investissement de 557 millions d’euros. Elle devrait produire quelque 20.000 unités en 2019 pour une capacité de 90.000 véhicules par an. Le management table sur 100.000 voitures dès 2020. L’objectif à terme est de monter à une capacité de 200.000 véhicules et autant de moteurs. 90% de la production sera orientée à l’export, essentiellement vers l’Afrique, le Moyen Orient, le Maghreb, la Turquie…

En plus de la production, pour la première fois, de moteurs made in Maroc, la force de cet investissement réside dans son taux d’intégration locale. Le premier véhicule sortira du montage avec un taux d’intégration d’au moins 60%. A terme, ce même taux est appelé à monter à 80%. L’employabilité du site est un autre argument fort.

Pour l’heure, l’usine enregistre 500 recrutements. Elle table sur 1.600 salariés avant même fin 2019. Les effectifs devront passer à terme à quelque 2.200 personnes. «C’est vraiment une montée en cadence très rapide. Et ce n’est que la première phase. Avec la phase II, l’usine passera à 2.300 voire 2.400 salariés», confie le management.

Mieux encore, PSA a monté un centre de recherche et développement dont l’effectif actuel tourne autour de 600 salariés et ingénieurs ainsi qu’ une centaine de personnes sur le centre de pilotage. Le site R&D devra passer à 750 personnes d’ici fin 2019, confirme PSA Maroc.

Les créations d’emplois sont encore plus importantes dans l’écosystème immédiat de PSA ou encore auprès des 27 greenfields installés. L’on parle d’un total de 30.000 emplois à terme. Au total, 62 équipementiers vont fournir le groupe français, dont 48 fournisseurs qui alimentent le site de Kénitra.

Article Source : L’Economiste

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