Cinéma: Un festival pour valoriser la culture africaine

Mettre en valeur la culture africaine. C’est dans cette optique que l’association Bar Bhar Cinémarsh organise jusqu’au 4 mai prochain la 16e édition du festival de cinéma africain de Tarifa-Tanger (FCAT). Un évènement qui se déroule de part et d’autre du détroit de Gibraltar, et met en lice pas moins de 14 films signés par sept réalisateurs et réalisatrices originaires de près de dix pays différents.

Le public tangérois pourra ainsi découvrir en avant-première le 30 avril à l’Institut Cervantès de la ville le documentaire La vida perra – littéralement chienne de vie – qui dresse le portrait du mystérieux écrivain Angel Vazquez et de sa relation avec la ville du détroit.

Parmi les réalisations, également présentées, le drame Sofia de la réalisatrice marocaine Meryem Benm’Barek qui raconte les mésaventures d’une jeune femme accouchant dans l’illégalité. Ou encore, la co-production Ethiopie-Israël Fig Tree qui narre l’histoire d’une jeune juive de 16 ans à la fin de la guerre civile éthiopienne dont la famille s’apprête à s’installer en Israël, et le film tunisien Weldi de Mohamed Ben Attia sélectionné à la quinzaine des réalisateurs de Cannes en 2018.

Des productions hispaniques sont aussi au programme. Parmi ces dernières notamment, le documentaire «El naufragio, 30 anos de memoria sumergida» (Le naufrage, 30 ans de mémoire disparue) du réalisateur espagnol Fernando Santiago, qui rend hommage aux milliers de victimes ayant trouvé la mort depuis trois décennies dans le détroit de Gibraltar.

Autre documentaire réalisé dans l’autre rive de la méditerranée, Owino de l’espagnol Javier Marin qui narre la lutte d’un petit village africain contre une multinationale polluant le quotidien de ses habitants, avec des déchets de plomb illégaux.

Des projections en plein air auront aussi lieu à l’Esplanade Marshan de Tanger, ainsi qu’à Tétouan et Chefchaouen. Les tangérois auront la chance de visionner, à ciel ouvert, les films marocains au succès mondial «Adios Carmen», de Mohamed Amin Benamraoui datant de 2013,  et «Andalousie mon amour»,  de Mohamed Nadif sorti dans les salles en 2011.

Le festival abritera, enfin, l’exposition «Je monte mon film» de Sandrine Balade et Joël Cubas. Une œuvre inédite composée de clichés en noir et blanc,  ayant pour thème les professions du monde du cinéma, et pour laquelle plusieurs enfants de la capitale du Burkina Faso Ouagadougou ont «posé» et contribué à la création de décors.

L’évènement vise avant tout à mettre en lumière les combats de femmes africaines, mais également le féminisme et l’activisme politique au sein des pays du continent. La manifestation a, en outre, pour objectif de rapprocher ces cultures contemporaines de celles de l’Europe.

Source : L’économiste

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