Musiques sacrées du monde: Les festivaliers en force même en semaine

Grand rush pour le festival de Fès des musiques sacrées du monde (FFMSM), dont la 25e édition continue de livrer ses surprises. La journée du 17 juin était riche en activités musicales spirituelles et le public s’est rendu en masse sur tous les sites du festival pour profiter de cette programmation inédite. Beaucoup d’émotion, de nostalgie aussi, autour du charme ancestral de Fès, cette cité vieille de 12 siècles, marquée par une histoire commune rassemblant les trois religions monothéistes.

Plusieurs juifs originaires de Fès sont venus en famille pour revivre «la vieille histoire et se ressourcer». Un retour aux sources qui se fait en toute quiétude grâce au renforcement des mesures de sécurité, à côté des hôtels, dans les sites du festival, et partout en médina. Unanimement, le FFMSM est actuellement le seul événement fédérateur, mobilisateur et de rayonnement international.

Les professionnels du tourisme l’attestent. D’ailleurs, la machine «hôtelière» tourne à plein régime et «les gens sont contents». L’histoire retiendra que la manifestation initiée il y a plus d’un quart de siècle par Mohamed Kabbaj, alors conseiller royal, et Faouzi Skali, anthropologue, continue de vivre, grâce à l’appui des autorités locales et élues, les sponsors, et aujourd’hui Abderrafih Zouitene, qui préside à sa destinée.

L’actuel président de la Fondation Esprit de Fès, organisatrice du FFMSM, est derrière l’embellie touristique actuelle grâce au désenclavement aérien assuré dans le cadre des contrats co-marketing. «Il faut continuer le matraquage médiatique et tout ira bien pour cette ville», confiait à L’Economiste Mohamed Drif, ancien wali de Fès. Il a assisté à la naissance du FFMSM, devenu aujourd’hui l’événement phare de la ville, porte drapeau de l’activité culturelle.

D’où l’appel à sa préservation loin des querelles politiques et les crises d’ego. Hafid Ouchchak, ancien délégué du tourisme et actuel SG du CRT, se rappelle aussi de la naissance du festival et la ténacité de ses initiateurs à vouloir créer une «manifestation unique en son genre et comment l’idée avait séduit feu Hassan II». Aujourd’hui, le festival a mûri repositionnant la ville sur les radars mondiaux.

Cette 25e édition est une célébration charnière qui rassemble des artistes ancrés dans le répertoire du sacré. Ce lundi, la performance musicale de la troupe Bahariyya d’Azerbaïdjan a résonné au jardin Jnane Sbill. L’idée du spectacle est de présenter un programme de concerts de mugam, dans lequel la musique traditionnelle rencontre celui des sons enregistrés et électroniques.

Artile Source : L’économiste

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