Sbagha Bagha, le festival qui redonne des couleurs à Casablanca

Voilà 6 ans que les équipes de l’association casablancaise, l’EAC L’Boulevart, donnent rendez-vous chaque année, aux Casablancais, pour célébrer le street-art dans différents quartiers de la métropole. «Sbagha Bagha Casablanca street-art festival», qui redonne des couleurs aux murs défraîchis de la métropole, est  donc de retour dans un nouveau format, plus étoffé, plus diversifié, mais toujours haut en couleur. L’évènement, annexé au festival L’Boulevard au début, a gagné en maturité  et affirme aujourd’hui son identité de festival à part entière avec une  édition indépendante.

Il y a bien sûr les fresques murales, qui célèbrent le street-art dans sa forme la plus visible. 4 artistes muralistes marocains et étrangers vont s’attacher,  du 2 au 18 juillet, à coup de bombes et de pinceaux, à habiller des murs de la métropole de toiles urbaines géantes, qui vont se rajouter à celles ornant déjà les murs de la ville blanche. 4 artistes dont le background est clairement issu du cartoon, de la bande dessinée et des arts graphiques. Il s’agit de  Majid El Bahar, qui a déjà signé des fresques dans plusieurs villes du Maroc (Rabat, Azemmour, Marrakech…) très reconnaissable  avec sa touche très locale qui vient bouleverser le folklore national via le street-art. Illustrateur et animateur 2D de profession, mais également muraliste reconnu, l’Espagnol  DEIH  parcourt les rues de Valence et du monde entier depuis l’âge de 14 ans.  Ses œuvres mêlent avec habileté univers fantastique et science-fiction en empruntant fortement aux mangas ainsi qu’à l’imagerie du célèbre bédéiste Moebius.

Très apprécié des Casablancais, l’Italien  Milo est l’auteur de la célèbre fresque qui dominait la place Oued El Makhazine, aujourd’hui disparue. Intégrant systématiquement des éléments architecturaux dans ses œuvres ainsi que des personnages très reconnaissables, sa fresque à Casablanca était devenue un repère urbain, avant de disparaître sous des couches de peinture blanche, comme le dicte parfois la loi du street-art. Enfin le Polonais NDWZ, proposera une fresque inspirée de son univers, entre l’imagerie d’une Europe de l’Est aujourd’hui disparue et l’undergroud occidental, dans lequel baigne actuellement l’artiste.

En bonus, la programmation de cette édition explore de nouvelles pistes de narrations artistiques urbaines. Une résidence «Bin w Bin», réunira des artistes de la bande dessinée et de l’illustration qui feront le pari de migrer le temps du festival du support papier au mur. La battle graffiti revient également pour une troisième édition qui réunira 12 artistes présélectionnés qui s’affronteront face à un jury pour en voir un seul couronné. Enfin, pour la première fois, Sbagha Bagha construit une nouvelle passerelle entre le street art et l’art contemporain en organisant une exposition inédite qui célèbre le patrimoine inestimable Art Déco de Casablanca à travers le regard de deux artistes: l’Espagnol Antonyo Marest, qui propose une immersion dans le monde de l’abstraction géométrique en utilisant un nuancier très méditerranéen avec des couleurs pastel et une prédominance d’eau verte et de bleu et l’artiste meknasi Mehdi Zemouri, pour sa première exposition.

Article Source : L’Economiste

Catalogue

Related Post

thumbnail
hover

Festival Tanjazz du 15 au 22...

Lieu...

Leave us a comment

logged inYou must be to post a comment.