Un atelier international pour le développement d’une aquaculture durable

22 pays ont répondu présent à l’appel de l’ANDA

La ville d’Agadir a accueilli vendredi et samedi un atelier international sur le développement durable de l’aquaculture dans le contexte des Objectifs de développement durable (ODD) en présence de représentants de 22 pays.
Organisé conjointement par la Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les Etats africains riverains de l’océan Atlantique (Comhafat) et l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA), cet atelier a pour objectif d’établir une vision commune et partagée en vue d’identifier les voies et moyens de promouvoir le développement d’une aquaculture durable pour une meilleure contribution aux ODD dans la zone Comhafat.

«Une aquaculture compétitive, durable, productive, rentable et équitable, ont été les maîtres mots de cet atelier pour définir une stratégie globale basée sur la synergie et la complémentarité des acteurs nationaux à même d’assurer la sécurité alimentaire, lutter contre la pauvreté, préserver l’environnement et tracer une voie d’avenir pour nos générations futures», soulignent les initiateurs de cette rencontre organisée en présence de représentants des 22 pays membres de la Comhafat allant du Maroc jusqu’à la Namibie.

Cet atelier a constitué un moment de réflexion fondée pour la mise en œuvre d’une stratégie de développement de l’aquaculture alignée sur les Objectifs du développement durable, en prenant en compte l’environnement et le contexte économique et social de la région Comhafat et également pour formaliser un engagement collectif en faveur du développement durable de l’aquaculture tout en renforçant les synergies entre les acteurs et favoriser des partenariats multipartites capables de générer une croissance inclusive et cohérente avec les priorités nationales. Les travaux de cet atelier ont porté sur quatre axes qui ont traité respectivement de l’aquaculture dans le contexte des ODD, la situation de l’aquaculture dans la zone Comhafat et les priorités nationales, vers une stratégie régionale pour le développement durable de l’aquaculture, et le Réseau africain d’entités en charge de l’aquaculture.

Selon la Comhafat, «malgré les avantages avérés du développement de l’aquaculture, la production africaine demeure en deçà de son potentiel, avec seulement 2,2 millions de tonnes dont 70% sont produites par un seul pays. D’autre part, avec une production de l’ordre de 374 mille de tonnes en 2017, contre 9.436 en 1990, les pays de la Comhafat ne contribuent qu’à hauteur de 15% de la production aquacole du continent dont la quasi-totalité relève de l’aquaculture continentale».
Et de poursuivre : «Compte tenu des enjeux globaux et du potentiel de développement de nouvelles activités économiques génératrices de revenus et d’empreintes positives sur le plan social et environnemental, les pays de la Comhafat doivent apporter une réponse globale, commune et locale à la mise en œuvre des ODD à travers le scope de l’aquaculture».

Article Source : Aujourd’hui le Maroc

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