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Vaccin anti-Covid AstraZeneca : les derniers lots d’attendu au Maroc fin mars

Le Maroc devrait réceptionner, avant la fin de cette semaine, la troisième livraison du vaccin AstraZeneca, en provenance de l’Inde. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte qu’il s’agit de 4 millions de doses de vaccin qui s’ajouteront à la quantité de six millions déjà livrée. Des sources autorisées indiquent que le reste de la commande, soit 10 millions de doses, sera livrée avant la fin mars, en trois étapes, sachant qu’une quantité supplémentaire de 5 millions de doses sera réceptionnée vers la fin mars ou début avril. Ce faisant, le laboratoire anglais aura honoré ses engagements envers le Maroc, contrairement au Chinois Sinopharm Wuhan qui n’a pas tenu sa promesse de livrer 40 millions de doses, faute d’autorisation de mise sur le marché. Néanmoins, les pouvoirs publics, qui jouaient contre la montre, ont eu recours au laboratoire de Pékin qui a développé un autre vaccin. Du coup, le Maroc devrait réceptionner, cette semaine, les 700.000 doses dont la livraison a été retardée pour des raisons logistiques. Ceci étant, si le calendrier des livraisons est respecté, le ministère de la Santé élargira l’opération de vaccination aux personnes âgées de 50 ans et plus. Il faut rappeler que ce département avait inclus, jeudi dernier, les catégories d’âge de 65 ans et plus, après avoir réceptionné 700.000 doses de vaccin anti-Covid 19. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rappelle que le roi Mohammed VI avait personnellement lancé cette campagne de vaccination gratuite, jeudi 28 janvier 2021. Depuis, les centres de vaccination de toutes les provinces et régions du Royaume ont commencé à vacciner les catégories ciblées pour atteindre, à ce jour, 1,4 million de personnes. Par ailleurs, le ministre de la Santé a, lors d’une visite dans ces centres, déclaré que, «si la vaccination continue au rythme actuel et conformément au programme établi, nous pourrons vacciner 30 millions de Marocains (soit 80%) en l’espace de 3 à 5 mois. Du coup, nous parviendrons à réaliser une immunité collective et, par conséquent, à mettre fin aux conséquences négatives du virus pour que la population reprenne une vie normale». Autant dire que, jusqu’à présent, la politique de vaccination progressive en fonction de l’arrivée des doses de vaccin a montré son efficacité. Article source : Le 360

Le Maroc importe 48% de ses besoins en médicaments

• DURANT LES ANNÉES 90 DU SIÈCLE DERNIER, LE MAROC IMPORTAIT SEULEMENT 20% DE SES BESOINS. • LES MÉDICAMENTS IMPORTÉS ET QUI ONT UNE ALTERNATIVE FABRIQUÉE AU MAROC REPRÉSENTENT 2 MILLIARDS DE DIRHAMS PAR AN. • LA FABRICATION LOCALE DE L’INSULINE EST L’UNIQUE PRODUCTION PROTÉGÉE PAR DES MESURES ANTI-DUMPING. La crise sanitaire est une période où la préférence nationale est considérée comme l’un des moyens en mesure de renforcer l’économie. Dans le secteur pharmaceutique, cette préférence prend tout son sens alors que la pandémie persiste. En 2019, le Maroc a importé 48% en valeur de ses besoins en médicaments de l’étranger. Durant les années 80 et 90 du siècle dernier, on n’importait que 20% de ces besoins. Ce qui représente, d’après les industriels, une grande perte subie par la production locale. Évidemment, une bonne partie de ce pourcentage (48%) est représentée par les médicaments concernant le traitement des maladies chroniques, non encore «génériqués». Si nous ne connaissons pas combien cela représente en chiffres, plusieurs alternatives à ces médicaments sont toutefois fabriquées au Maroc. Cela dit, l’importation de médicaments dont les similaires et équivalents sont fabriqués au Maroc est estimée à deux milliards de dirhams. «Plusieurs autres médicaments peuvent être fabriqués au Maroc. Cela veut dire que nous pouvons réduire encore plus le pourcentage de 48%», déclare Layla Sentissi, directrice exécutive de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP). Récemment, l’AMIP a commandité une étude afin de déterminer le manque à gagner engendré par ce pourcentage dans le segment privé. L’association a également déposé une saisine auprès du Conseil de la concurrence au sujet d’une marge accordée aux médicaments importés. Actuellement, tous les produits importés bénéficient d’une marge supplémentaire de 10%, ce qui se répercute sur le prix final. Cette marge qui suscite le mécontentement de l’industrie pharmaceutique nationale pousse les opérateurs à opter pour l’importation au lieu de fabriquer eux-mêmes les médicaments. Article Source : La Vie Eco